Nature et renaturation, projet de recherche en cours<br/>visuel : Thierry Weyd
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LABORATOIRE DE L’ART & DE L’EAU

Le Laboratoire de l’art & de l’eau est une unité de recherche de l’école supérieure d’arts & médias de Caen/Cherbourg. Elle associe des compétences de recherche scientifique et des compétences de recherche artistique pour la mise en œuvre de projets situés au cœur des multiples relations qu’entretiennent l’art et l’eau. Ses investigations s’organisent sur la base de trois axes. Le premier concerne les relations de l’art et de l’eau lorsqu’elles entrent en résonance avec le territoire et les paysages. Le deuxième axe de recherche s’implique dans les enjeux intellectuels de la création liés à l’eau comme matière ou comme matériau, comme substance ou composant des milieux vivants. Le troisième axe de recherche se matérialise sur le terrain des rapports que l’art et l’eau entretiennent avec le déplacement et le voyage. Le Musée éclaté de la presqu’île de Caen (MéPIC), "musée à ciel ouvert" installé sur le territoire de 15 communes lors de juillet à octobre 2013, a été la première réalisation du Laboratoire de l’art & de l’eau.
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PROJETS EN COURS : 

"Nature et renaturation. Aperçu sensible d’une histoire des cours d’eau en mutation" 

Projet de recherche de l’axe "Matière, matériaux" du Laboratoire de l’art & de l’eau.
Coordination scientifique : Camille Prunet, chercheure au laboratoire de l’art & de l’eau, Thierry Weyd, enseignant à l’ésam Caen/Cherbourg, artiste, éditeur, chercheur au laboratoire de l’art & de l’eau. 
Chercheurs : Camille Prunet, Thierry Weyd, Jana Winderen, artiste, Agnès Villette, photographe et journaliste. 

La renaturation des sites naturels s’observe actuellement à l’occasion de l’arasement de barrages en Basse-Normandie. Cette volonté de renaturer les cours d’eau interpelle par le retour qu’elle suppose à un état initial, à un état de « pureté ». A propos de la renaturation, terme employé pour désigne les travaux de réaménagement suite aux arasements de seuils et barrages, il est ainsi régulièrement écrit que l’objectif est de réhabiliter un milieu pour le ramener vers un état proche de son état d’origine. Autour de ces interrogations relatives à l’arasement de barrages, l’objectif est de permettre une analyse sensible et scientifique des changements opérés, physiquement visibles ou non, par ces projets de gestion écologique des cours d’eau en s’intéressant, de manière plus fondamentale, à ce que signifie l’état « sauvage » de la nature dans un espace naturel entièrement réorganisé par l’homme. 

"Déplacer la terre / Un inventaire des bords"

Porteur du projet : Adeline Keil, photographe, professeure à l’ésam Caen/Cherbourg – Coordinateur du projet : Christophe Halais, auteur, photographe

Chercheur(e)s : Adeline Keil ; Christophe Halais ; Fabrice Gallis, artiste au Laboratoire des Hypothèses et technicien à l’ésam Caen/Cherbourg ; Karine Le Petit, ethnologue ; Hortense Leclavez & Mathieu Goussin, artistes plasticiens ; Aurélie Sement, artiste plasticienne

Ce projet de recherche veut entreprendre l’exploration et la narration du processus de mutation de la ville de Cherbourg induit par l’extension portuaire sur la mer destinée à l’implantation industrielle des énergies marines renouvelables (EMR). Il propose l’analyse et la mise en exergue des représentations que suggère la transformation des pratiques habitantes dans leurs relations au territoire. Ce sont des représentations documentaires et artistiques, identitaires et sociétales. Avec l’étude socio-spatiale des rapports entre la Rade de Cherbourg et la montagne du Roule, le dispositif des investigations de l’équipe de recherche se fonde sur les liens entre histoire urbaine et géographie physique. Avec l’arrivée des industries et techniques relatives aux EMR, le projet s’impliquera dans le mécanisme du chantier lui-même (ses entreprises, ses ouvriers, ses usagers), celui qui gagne sur la mer (39 hectares) pour façonner une nouvelle géographie, celui qui aménage l’espace pour construire un nouveau paysage. Au croisement des compétences de recherche artistique et de recherche scientifique, le projet se donne pour ambition transversale de faire naître une parole (individuelle et/ou collective) et d’installer sur place une dynamique d’échanges qui relève à la fois du débat public, de la médiation et du partage. 
 

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