« Nature morte aux miroirs – l’espace démultiplié »

Atelier pour les adultes,
proposé par Louis-Georges Cauvin

Matériel :

  • une grande feuille de papier à dessin ;
  • du fusain ;
  • une lucarne modulable (deux angles droits découpés dans du carton rigide) ;
  • un appareil photo ou votre smartphone.

Fenêtres, portes et portes-fenêtres, oculus, écrans, miroirs, tableaux ou cartes postales accrochés au mur,... relativisent les limites de l’espace domestique. Au-delà de leurs structure, cadre ou surface, ces objets multiplient vos points de vue et compriment des espaces, réels ou virtuels.

Parce qu’ils permettent à la lumière de ricocher (références : 3 secondes, une BD de Marc-Antoine Mathieu dans sa version numérique de 2011 et Alice’s mirror, une séquence photo de Duane Michals de 1974),
parce qu’ils amènent sur la même surface des lieux, des objets ou des figures familières que cette promiscuité rend étranges (références : Variations sur les miroirs, une série photographique de Denis Roche, Le miroir dans la chambre verte de 1909 de Pierre Bonnard, et Reflexion with two children (Self-portrait) de 1965 de Lucian Freud),
les miroirs, typiquement, sont des objets pittoresques.

Ils seront les outils, les motifs et le sujet de votre grand dessin, dont la réalisation pourra s’organiser en quatre temps : 

  • Déplacez-vous, choisissez votre POINT DE VUE, construisez votre regard pour qu’il rassemble plusieurs de ces objets énumérés en introduction.
  • Utilisez votre lucarne, appareil-photo ou smartphone : son CADRE va découper un fragment d’espace qui contiendra d’autres fragments d’espace.
  • Soyez attentifs aux bords, aux limites et à leur relation : ils vont construire une GRILLE qui va organiser votre COMPOSITION (certaines de ces limites peuvent être matérialisées par un encadrement, objectivant sa valeur plastique).
  • Enfin, quelque soit l’écriture graphique choisie (et c’est le propre du fusain de l’amener vers une qualité presque picturale), valorisez un traitement homogène, voire systématique, afin de neutraliser des antagonismes comme : proche/ lointain, dedans/dehors, de dos/de face, réel/virtuel,...

La difficulté de l’ exercice est de représenter avec cohérence la complexité de ce que vous observez qui est un kaléidoscope de lieux hétérogènes. N’hésitez pas à faire plusieurs croquis ou photos préparatoires.