Séance #1 de films en compétition

Mercredi 4 novembre à 16h30
au Café des images, Hérouville Saint-Clair
Entrée libre
Durée de la séance : 1h55

Papa nos dijo (23 min)
de Juliette Casella & Julia Terissan
École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy
_
Santiago vit reclu avec ses deux filles, Paz et Léo. Leur monde tourne autour d’une étrange lubie : Sarah, une championne de Polo.

John said nothing (3 min)
de Maria Giovanni et Leo Henderson
Duncan of Jordanstone College of Art and Design, Dundee (Écosse)
_
Ici, là-bas, quelque part, autre part, nulle part. Est-ce qu’on y est ? Un néant plein, un vide rempli à ras-bord.
 Il faut se projeter. Et puis, ça parle.
 Un dialogue - ou bien un monologue schizophrène ? - inspiré par « Lecture on nothing » de John Cage.

The unknown man (7 min)
de Gaspar Willmann
École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon
_
The unknown man est l’histoire de Famedya54, travailleur du secteur tertiaire qui a tenté de fuir et transformer sa vie, avant que la solitude ne revienne l’enfermer dans une maison, d’où il nous fait part de son quotidien et de ses fantasmes.

Martin-pêcheur (13 min)
de Nguyen Le Phuong Linh
École supérieure des beaux-arts de Nîmes
_
C’est l’histoire d’un photographe qui tombe amoureux des oiseaux. Cette fois-ci, il décide de capter les images d’un martin pêcheur dans une rivière. Le récit du film recherche une écriture optique qui relève les difficultés de perception du regard.

Heaven is Now (17 min)
de Maurane Amel Arbouz
École supérieure des beaux-arts de Bordeaux
_
Léna, chanteuse-influenceuse, ne vit qu’à travers ses fantasmes et son image virtuelle. Alors que l’hiver se fait doux, un sombre pressentiment la rattrape : tout pourrait disparaître. Elle voyage alors entre plusieurs espaces mentaux : une plage déserte, une chambre mystérieuse, où elle parle à des amours imaginaires.

Les Betteraves (7 min)
de Théo Audoire 
Beaux-Arts de Paris
_
Un homme raconte son enfance dans un village de campagne.

Another literal person comes along (5 min)
de Lova Karlsson
Sint-Lukas School of Arts, Bruxelles (Belgique) / Beaux-Arts Nantes
_
C’est l’heure du jour ou de la nuit où tout perd sa fonction mais continue de tourner. Les feux rouges tintinnabulent à plein et les lampes des rues illuminent les arbres des rues pour personne. Une personne-au-pied-de-la-lettre apparaît. Il tient le D qu’il porte près de son corps. Il sourit, l’air absent. Le regard au loin, derrière, légèrement à droite et au-dessus de ma tête. Il passe.

Je peux changer mais pas à 100% (40 min)
d’Amie-Sarah Barouh
Beaux-Arts de Paris
_
Le film commence par une promesse amoureuse : je peux changer. Une promesse trop souvent entendue, une promesse que l’on sait fausse d’avance. Amie est tombée profondément amoureuse de Boby, un jeune homme Rom roumain qui vit dans la rue et qui consomme du crack. Ensemble, ils ont vécu entre le parking de la Gare de Lyon et des petits hôtels parisiens une histoire d’amour folle, qui n’a pourtant pas réussi à faire changer Boby. Car il aime la liberté de la rue, où il a grandi, la seule forme de foyer qu’il connaisse. Amie, jeune femme franco-japonaise élevée dans un milieu d’artistes cosmopolites, a fait de ce chagrin d’amour une chronique déchirante sur leur relation impossible. Je peux changer mais pas à 100% est un récit d’une intimité brutale, hors norme, qui nous invite à découvrir les sous-sols impénétrables et la communauté qui y habite, sans préjugés. Complètement démunie par l’échec de son amour, qui n’a pas été suffisamment fort pour faire changer Boby, la réalisatrice utilise le cinéma comme seul moyen pour soigner sa blessure. Ou peut-être pour écrire une lettre d’amour déchirante à celui qui ne lit pas mais qui parle toutes les langues. Et nous, nous en sommes les témoins privilégiés.