« Voir vraiment ce qui est* #1 et #2 »

Atelier pour les adultes
proposé par Élisabeth Leverrier

*expression d’Alberto Giacometti

Un crayon, un carnet de croquis ou une feuille libre ; quelques objets devant vous, là où vous êtes, dans votre espace :

  • perdez du temps à regarder ;
  • tracez, dessinez ce que vous voyez. Ne pas quitter sa feuille, ne pas s’attarder. Mise en place rapide ;
  • changez de support : dessinez la même scène de mémoire. Que reste-il ? ;
  • un autre support. Recomposez un nouveau tout avec une sélection des d’objets que vous avez sous les yeux : bien observer chaque objet, prendre le temps de dessiner. De ressentir.

« Partout de tout temps, il existe un monde que la subtilité fulgurante et la lenteur persistante du regard du peintre doivent recomposer » Lucian Freud, peintre.

Avec vos couleurs, traduisez ce que vous voyez :

  • choisissez un fragment d’espace autour de vous, simple ;
  • peignez directement avec une seule couleur (huile, gouache, aquarelle, acrylique), jouez sur les dilutions. Passez d’un objet au vide, puis à l’autre objet, à l’autre vide. Tout se tient. Votre espace apparaît. Vous pouvez commencer par le vide aussi ;
  • refaites le parcours avec deux couleurs minimum ;
  • qu’est-ce que la deuxième ou les autres couleurs apportent à votre construction ? Qu’est-ce que ces travaux en couleurs apportent par rapport au travail en noir et blanc ?
  • à l’huile et à l’acrylique, le travail sur un même support peut se répéter pour affiner votre vision dans le temps ;
  • comment avez-vous enchaîné les espaces « entre » et les objets ? Comment cela s’articule en verticales, horizontales, etc. Repérez le rythme de votre construction et prenez le temps de voir Nicolas de Staël.