Films en compétition

Découvrez ci-dessous les noms des réalisateurs·rices et les synopsis des 30 films en compétition pour la deuxième édition du festival Si Cinéma. Tous ces films ont été réalisés entre 2017 et 2020 par des étudiant·e·s actuellement en études en écoles d’arts ou diplômé·e·s depuis deux ans maximum. Ils ont été sélectionnés par Isabelle Prim, enseignante à l’ésam Caen/Cherbourg, et ses étudiant·e·s suite à un appel à participation auquel avaient répondu près de 300 candidat·e·s.

Papa nos dijo (23 min)
de Juliette Casella & Julia Terissan
École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy
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Santiago vit reclu avec ses deux filles, Paz et Léo. Leur monde tourne autour d’une étrange lubie : Sarah, une championne de Polo.

John said nothing (3 min)
de Maria Giovanni et Leo Henderson
Duncan of Jordanstone College of Art and Design, Dundee (Écosse)
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Ici, là-bas, quelque part, autre part, nulle part. Est-ce qu’on y est ? Un néant plein, un vide rempli à ras-bord.
 Il faut se projeter. Et puis, ça parle.
 Un dialogue - ou bien un monologue schizophrène ? - inspiré par « Lecture on nothing » de John Cage.

The unknown man (7 min)
de Gaspar Willmann
École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon
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The unknown man est l’histoire de Famedya54, travailleur du secteur tertiaire qui a tenté de fuir et transformer sa vie, avant que la solitude ne revienne l’enfermer dans une maison, d’où il nous fait part de son quotidien et de ses fantasmes.

Martin-pêcheur (13 min)
de Nguyen Le Phuong Linh
École supérieure des beaux-arts de Nîmes
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C’est l’histoire d’un photographe qui tombe amoureux des oiseaux. Cette fois-ci, il décide de capter les images d’un martin pêcheur dans une rivière. Le récit du film recherche une écriture optique qui relève les difficultés de perception du regard.

Heaven is Now (17 min)
de Maurane Amel Arbouz
École supérieure des beaux-arts de Bordeaux
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Léna, chanteuse-influenceuse, ne vit qu’à travers ses fantasmes et son image virtuelle. Alors que l’hiver se fait doux, un sombre pressentiment la rattrape : tout pourrait disparaître. Elle voyage alors entre plusieurs espaces mentaux : une plage déserte, une chambre mystérieuse, où elle parle à des amours imaginaires.

Les Betteraves (7 min)
de Théo Audoire 
Beaux-Arts de Paris
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Un homme raconte son enfance dans un village de campagne.

Another literal person comes along (5 min)
de Lova Karlsson
Sint-Lukas School of Arts, Bruxelles (Belgique) / Beaux-Arts Nantes
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C’est l’heure du jour ou de la nuit où tout perd sa fonction mais continue de tourner. Les feux rouges tintinnabulent à plein et les lampes des rues illuminent les arbres des rues pour personne. Une personne-au-pied-de-la-lettre apparaît. Il tient le D qu’il porte près de son corps. Il sourit, l’air absent. Le regard au loin, derrière, légèrement à droite et au-dessus de ma tête. Il passe.

Je peux changer mais pas à 100% (40 min)
d’Amie-Sarah Barouh
Beaux-Arts de Paris
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Le film commence par une promesse amoureuse : je peux changer. Une promesse trop souvent entendue, une promesse que l’on sait fausse d’avance. Amie est tombée profondément amoureuse de Boby, un jeune homme Rom roumain qui vit dans la rue et qui consomme du crack. Ensemble, ils ont vécu entre le parking de la Gare de Lyon et des petits hôtels parisiens une histoire d’amour folle, qui n’a pourtant pas réussi à faire changer Boby. Car il aime la liberté de la rue, où il a grandi, la seule forme de foyer qu’il connaisse. Amie, jeune femme franco-japonaise élevée dans un milieu d’artistes cosmopolites, a fait de ce chagrin d’amour une chronique déchirante sur leur relation impossible. Je peux changer mais pas à 100% est un récit d’une intimité brutale, hors norme, qui nous invite à découvrir les sous-sols impénétrables et la communauté qui y habite, sans préjugés. Complètement démunie par l’échec de son amour, qui n’a pas été suffisamment fort pour faire changer Boby, la réalisatrice utilise le cinéma comme seul moyen pour soigner sa blessure. Ou peut-être pour écrire une lettre d’amour déchirante à celui qui ne lit pas mais qui parle toutes les langues. Et nous, nous en sommes les témoins privilégiés.

L’hiver et le 15 août (56 min)
de Jean-Baptiste Perret
École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon
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Dans le massif central, quatre habitants parcourus par des forces singulières cherchent à se guérir les uns les autres.

Quelque Chose de Fou ou de Divin (10 min)
de Lisa Di Giovanni
École des Métiers du Cinéma d’Animation, Angoulême
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Une dizaine d’humains hédonistes vivent dans une nature vierge et bienveillante. De manière soudaine, l’un d’entre eux, Arthu, est mystérieusement frappé d’un malaise : il s’ennuie. Désespéré, il part à la recherche d’une distraction, mais rien ne lui suffit. Alors, il se rend à l’évidence : lui seul doit vivre avec son mal-être.

Cœur brisé (6 min)
de Quentin Goujout
École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon

Coeur Brisé est un film tourné en studio avec une actrice et une nail-artiste. L’actrice joue un texte écrit et répété au préalable. En face, la nail-artiste a comme consigne de se comporter comme avec une cliente habituelle. Dans son monologue, la cliente se confie et se livre, parle beaucoup. Par éthique professionnelle, la nail-artiste tente de la faire revenir à un rendez-vous plus conventionnel.

Les Jardins Sémiramis (10 min)
de Jade Jouvin
École Nationale Supérieure d’Art de Dijon
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Les Jardins Sémiramis est un plan fixe de mon père Hervé Jouvin et de sa mère Sylvie Jouvin, dans sa chambre à l’EHPAD d’Herblay « Les Jardins Sémiramis ». En janvier 2016, nous l’avons placé à la suite d’une série d’A.V.C. qui lui a très largement accidenté la mémoire. Dans cette vidéo, mon père lui joue ses morceaux de variété française préférés. Il lui demande le titre du morceau et le nom de l’artiste. De temps en temps, Sylvie trouve. Parfois, elle lui demande qui il est.

Murmuration (4 min)
de Nina Segaut
école supérieure d’arts & médias de Caen/Cherbourg
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2020 - 1945 : des archives sortent de terre, comme autant de poèmes, là où les bombardements de Caen refont eux aussi surface.

Just words and sounds (21 min)
de Morgana Planchais
École Supérieure d’Art et Design Toulon Provence Méditerranée
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Portrait d’un jeune poète venu d’Afrique en Europe par des chemins tumultueux, le film réunit la réalisatrice et le jeune homme qui cherchent les mots justes dans un travail commun de réécriture et de traduction, à l’aide de leurs propres outils de communication. 

Dans la montagne de Bouddha (17 min)
de Yaqian ZHANG
Beaux-Arts de Paris
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Constitué d’un seul plan séquence de 10’, je cherche à capter un moment suspendu dans le quotidien d’un tenant de tabac au pied de la montagne des mille Bouddhas. Situé dans un des endroits les plus touristiques de la province du Shandong, je ne s’attache non pas aux détails du paysage qui font la reconnaissance du lieu mais décide plutôt de fixer ma caméra sur cette échoppe de passage. Filmé de nuit, le plan séquence ne montre rien d’autre que l’instant, petit à petit une interaction naît entre le propriétaire du magasin et moi, qui finit par jouer le jeu instauré par la caméra. En venant rompre la tranquillité de cette scène, j"essaie de redonner de l’importance à l’instant et aux choses simples comme une ode au quotidien.

Dans la forêt le film (4 min)
de Sabine Teyssonneyre & Jérémy Saintout 
École européenne supérieure de l’image, Angoulême
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Sabine et Jérémy sont dehors alors que tous les autres enfants sont au fond de leur lit.

La Vallée de l’enfer (33 min)
de Zoé Filloux
Haute École des Arts du Rhin, Strasbourg
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Hicham habite à Beyrouth, il est botaniste. Dès qu’il peut, il s’en va travailler au nord du Liban, dans la Vallée de l’Enfer. Là-bas, il recense les plantes dans l’espoir de les protéger. Avant de partir, en marchant, pendant les pauses, il me raconte son métier. Quand Hicham raconte les plantes, ses histoires entrent en résonance avec celles d’un pays en crise.

Vie sauvage (3 min) 
de Gabriel Mafféïs
Haute École des Arts du Rhin, Strasbourg
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Un personnage voyage dans un univers étrange. Il fait des rencontres, participe à des activités. Durant l’une de ces dernières, il se retrouve lié à un second personnage, avec lequel il va poursuivre sa route. Après des moments passés ensemble, ils sont finalement séparés l’un de l’autre. Le premier personnage décide de reprendre son voyage.

Island of turtles (12 min)
de Jan Amor & Genjo Selwa
École Nationale Supérieure d’Audiovisuel, Toulouse
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Trois destins incertains se croisent sur l’île de Lesbos, en Grèce.

Not here for the clothes (5 min)
d’Ophélie Demurger
École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon
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À travers ce mash-up vidéo, je viens recréer une narration dans l’univers de la mode, et plus particulièrement autour d’un modèle précis d’escarpin, à la fois objet ultime de la féminité mais aussi ici comme une réelle arme de défense. Zoom, juxtaposition, ralentissement, me permettent de venir transformer ces images numériques piochées sur internet et les réseaux sociaux, et ainsi tenter d’apporter un voyage poétique pour tenter de rappeler le pouvoir qu’ont mes soeurs.

L’hôte (10 min)
de Lisa Swieton
École supérieure d’art et design de Saint-Étienne
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Dans son appartement, une femme entame la lecture d’une oeuvre, elle entre dans le livre. Ou peu être est-ce l’ouvrage qui vient l’habiter et habiter ce film.

Tannhäuser, a Chávez boy (12 min)
de Cristian Mora Moret
École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy
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Un autoportrait, une génération déracinée, de Prague en robe rose jusqu’à Miss Universe et encore, au Lac de Côme. La découverte d’une vidéo de sa mère qui danse au rythme du tambour à côté d’une poupée gonflable dans une île de Chichiriviche est le point d’éruption de la catharsis.

People of Cincinnati (17 min)
de Théo Jollet
École nationale supérieure des Arts Décoratifs, Paris
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Trois habitants de Cincinnati nous font librement part de leurs ressentis, de leurs envies, voire même de leurs opinions, parlant indirectement de tout ce qu’implique la vie à Cincinnati, et plus largement aux États-Unis.

Eyes contact between two same faces/prise n°1 (4 min)
d’Adeline Cros
École de Recherche Graphique, Bruxelles (Belgique)
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Règlement de compte entre une actrice et l’autre.

La tourbière (26 min)
de Brieuc Schieb
École nationale supérieure des Arts Décoratifs, Paris
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Uzec, Baptiste et Léo tuent le temps à Douarnenez. Leur ami Jordan s’est noyé déguisé en Bob L’éponge, au carnaval de l’an dernier. Tandis que les célébrations reprennent, des faits étranges se produisent. En partant d’un fait divers devenu une légende urbaine, La tourbière documente une jeunesse bretonne dont les seuls repères sont ceux du patrimoine régional.

Sacrée, rivière (7 min)
de Zana Riazi
École supérieure d’art et design Marseille Méditerranée
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Pop Zer, étudiant des beaux-arts d’Abidjan, raconte à ses amis sa dernière visite dans son village natal.

Le biais du scaphandrier (18 min)
de Zacharie Khelili
Beaux-Arts Nantes
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Les scaphandriers sont des explorateurs. Ils tracent les histoires de quelques traversées.

Voyage au jardin (20 min)
de Jiali LIANG
École supérieure d’art et design Marseille Méditerranée
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Un été avant de quitter ma ville natale, Suzhou, je me suis embarquée dans un voyage au jardin avec ma mère. Comme une guide touristique, elle m’a emmenée parcourir non seulement le jardin, mais aussi les souvenirs. Le film est divisé en quatre chapitres : "À la recherche du temple pauvre" - c’est l’endroit où j’avais vécu “Voyage au jardin de jour” - Allons flâner au grand parc "Chez grand-mère" - Quand tu pars, les vivaces seront mûres "Voyage aux douves de nuit" - Ne me filme plus, s’il te plaît.

Béton Amer (15 min)
de Margot Lançon & Chloé Simonin
Haute école d’art et de design, Genève (Suisse)
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À l’aube, une bande d’amis se retrouve sur les toits d’une école à Athènes. C’est leur rituel. Ils surplombent la ville, cette ville qui sera à eux jusqu’au matin suivant. Le film raconte l’errance d’un groupe d’adolescents à la périphérie d’Athènes. Ils traverseront un lieu gardé sous haute surveillance : Hellinikon. Pendant six décennies, Hellinikon a été le seul aéroport d’Athènes. En 2004, il accueille les infrastructures des Jeux Olympiques. Depuis, les mauvaises herbes ont envahi les ruines des équipements sportifs. Toutes les marques de son passé sont encore, comme sédimentées, inscrites à Hellinikon. Les jeunes décident de s’y introduire avant que le site ne soit rasé, transformé, avant que sa mémoire ne disparaisse.

Dans la main de Janus (18 min)
Film réalisé par Léonardo Ahumada, Sule Aydin, Ambre Bonnefoi, Jules Charabouska, Julie Chevassut, Daniel Duque, Paul Ricci, Laëlis Robert, Massood Sabri, Behya Selmi, Nikita Suaud et Anaïs Van Wambeke, dans le cadre d’un workshop proposé par Gaëlle Boucand et Elise Florenty 
Institut supérieur des arts de Toulouse
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Comme dans une course où des sprinteurs se passent tour à tour un relais, des personnages prennent l’un après l’autre en charge le cours de l’histoire. Les interactions furtives entre eux permettent ainsi à ces différents auteurs de se passer la main.
 
Le Taxi de Sun City (17 min)
de Thomas Trichet
École nationale supérieure des Arts Décoratifs, Paris
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Charles est victime de phobies d’impulsion et de ruminations qui l’inquiètent et le perturbent. Son quotidien est empoisonné par des visions de lui commettant des actes criminels ou délictueux envers son entourage. À travers ses pensées omniprésentes en voix-off, il s’interroge sur la nature de ses obsessions et de ses impulsions.

  SI CINÉMA #2 / Février 2021 / "Je peux changer mais pas à 100%" d’Amie-Sarah Barouh, Prix du Centre Pompidou
  SI CINÉMA #2 / Février 2021 / Annonce du palmarès
  SI CINÉMA #2 / Février 2021 / Séance des films primés
  SI CINÉMA #2 / Février 2021 / Prix des étudiant·e·s en écoles d'art
  SI CINÉMA #2 / Février 2021 / "La tourbière" de Brieuc Schieb, Prix du Jury
  SI CINÉMA #2 / Février 2021 / Prix du Centre Pompidou
  SI CINÉMA #2 / septembre 2020 / sélection des films en compétition
  SI CINÉMA #2 / Février 2021 / Tannhäuser, a Chávez boy de Cristian Mora Moret, Prix des étudiant·e·s en écoles d'art
  SI CINÉMA #2 / Février 2021 / "La tourbière" de Brieuc Schieb, Prix du Jury
  SI CINÉMA #2 / Février 2021 / Martin-pêcheur de Nguyen Le Phuong Linh, Prix des étudiant·e·s en écoles d'art
  SI CINÉMA 2021
  SI CINÉMA #2 / Février 2021 / Séance des films primés