Laboratoire Modulaire

Le Laboratoire Modulaire propose un espace d’expérimentation artistique et théorique dédié à l’étude et au développement de pratiques artistiques dans les espaces numériques (physiques et/ou virtuels).

Initié en 2019, il est mené par les enseignant.e.s David Dronet, Nicolas Germain, Bérénice Serra et Christophe Bouder, en collaboration avec Luc Brou et en partenariat avec le Festival ]interstice[, la plateforme OBLIQUE/S et Le Dôme.

Le Laboratoire modulaire entend interroger la notion de « spatialisation » en explorant les relations, en permanente évolution, des dispositifs numériques à notre conception de ces espaces : environnements virtuels immersifs (sonores ou visuels), réalité virtuelle, réalité augmentée, réalité mixte. Son objectif est de concevoir de nouvelles formes d’interaction sensible au sein des espaces physiques, virtuels et hybrides afin de proposer la création d’environnements, d’écosystèmes et de territoires numériques engageant le corps. Cette recherche permet également de comprendre les différents processus perceptifs, esthétiques et sociologiques engagés par les nouvelles formes que peuvent prendre nos intuitions spatiales (subjectivité fragmentée, principe d’ubiquité numérique, nouveaux enjeux cognitifs, etc.).
 
À l’heure où même les images se spatialisent (VR, image 360) l’optique d’une reconsidération de nos acquis vis-à-vis du traitement de l’espace se présente comme une clé de compréhension des enjeux sociaux, politiques et économiques de la création et de la diffusion des contenus artistiques. La relation à l’espace par les usages artistiques du numérique s’affirme alors de manière transversale aux différents médiums de la création (son, vidéo, édition, performance, etc.).
 
Les recherches se développent autour de deux axes complémentaires :
> L’immersion : créations visuelles et sonores pour une expérience immersive spatialisée et correspondant à la vision topographique de l’espace investi par le corps.
> La décentralisation : des contenus artistiques créés et diffusés en ligne ayant des effets sur l’organisation physique des espaces et des corps. Cet axe se concentre sur les différents modèles d’organisation spatiale de(s) web(s) (éditorialisation, Peer 2 Peer, etc.).

Le Laboratoire modulaire est soutenu par la mission recherche de la Direction générale de la création artistique du Ministère de la culture.

Paul Duncombe à la biennale NEMO

First slide

Tomorrow Borrowed Scenery

Production : Station Mir / festival ]interstice[ / école supérieure d’arts & médias Caen/Cherbourg — Studio Modulaire

Avec le soutien de OBLIQUE/S — arts et cultures en Normandie / Le Pavillon / Le Dôme / Ville de Caen / Collectif Manœuvre.

Résidence de Marion Balac

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Marion le chatbot

Les membres du Laboratoire Modulaire sont très heureux d’annoncer que Marion Balac sera la prochaine artiste à rejoindre la résidence de recherche-création de l’ésam Caen/Cherbourg. Elle développera, à partir du printemps 2020, le projet inédit Marion qui prendra place sur le site physique de la résidence ainsi que sur le site internet de l’école.

Marion est un agent conversationnel, un double virtuel de l’artiste, qui conversera avec les étudiants, le personnel ou encore avec toute personne désireuse de prendre part au projet. Ces échanges nourriront Marion qui développera alors une capacité à analyser les récits et les images qui lui seront transmises. Désactivée lors des venues de Marion Balac à Caen, Marion constituera une base de données sur laquelle seront appuyées les discussions de travail ainsi que les productions de l’artiste au sein du laboratoire de recherche. L’artiste apprendra ainsi à « connaître » l’environnement de la résidence par le prisme des données confiées à Marion. Le projet sera accompagné de productions éditoriales, d’invitations à des personnalités extérieures notamment sur la thématique de l’intelligence artificielle - ainsi que d’autres activités qui seront déterminées au cours de la résidence.

Programme poétique, le chatbot de Marion Balac élargit l’horizon des problématiques du Laboratoire Modulaire. Tout en s’appuyant sur l’hypothèse centrale d’un lien à établir entre les nouvelles intuitions spatiales liées aux technologies numériques — mais aussi à la possibilité d’exister en ligne et hors-ligne — et le renouvellement de notre subjectivité, le projet Marion permettra de mettre en jeu une expérience diffractée de l’espace ouvert par le Laboratoire Modulaire. L’école comme environnement habité et activé par un groupe social deviendra alors un moteur de création.